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Communiqué de presse | Enseignement recherche

Publié le 05/10/2018

Les élu.es de Plaine Commune dénoncent la baisse des financements de l’Etat dédiés à l’apprentissage du français

Vendredi 5 octobre 2018

Les élu.es de Plaine Commune dénoncent la baisse de près de 60 % des financements de l’Etat dédiés à l’apprentissage du français sur le territoire de Plaine Commune pour l’année 2018.

L’existence de la plateforme d’information et d’accompagnement des personnes ayant besoin de cours de français - mise en place sur le territoire de Plaine Commune en 2004 - est fortement remise en cause. Portée par 4 structures associatives, elle permet chaque année à plus de 2000 personnes d’être accueillies, orientées et de voir leur niveau linguistique diagnostiqué. Elle identifie également les besoins de cours de français non couverts afin que des réponses ajustées puissent être recherchées. Elle joue enfin un rôle de coordination des différents acteurs de ce champ au niveau local.

Mais la baisse de 60% des crédits consacrés par l’Etat à la plate-forme partenariale linguistique, décidée sans concertation aucune, signifie la remise en question de cette démarche pourtant saluée par ces mêmes services de l’Etat qui ne cessent d’en vanter la pertinence et l’efficacité et invitent d’autres territoires à se doter d’un tel outil !

C’est pourquoi les élu.es du territoire de Plaine Commune sont dans l’incompréhension et rappellent qu’une maitrise insuffisante de la langue française est un frein important à l’insertion professionnelle, à l’accès aux droits et à l’autonomie des personnes. Or la Plateforme linguistique fait partie de la réponse à ces freins : en lui ôtant ses moyens d’agir, c’est tout un pan de l’action partenariale commune en faveur de la lutte contre le chômage et l’emploi précaire, en faveur de l’autonomie des femmes et de l’accès aux droits sociaux des habitantes et habitants de ce territoire qui est affaibli. La cohérence et la pertinence de l’intervention sont mises à mal.

Les élu.es interpellent les services de l’Etat et attendent que des alternatives en matière de financement soient très rapidement mobilisées afin de ne pas pénaliser lourdement les bénéficiaires, les associations qui proposent des cours de français et la dynamique partenariale, dont la qualité et l’intérêt des missions conduites ont fait leurs preuves

Les élu.es ont demandé à rencontrer la préfète à l’égalité des chances afin d’étudier les propositions et pistes de travail. Ils sont toujours, à ce jour, en attente d’une réponse.

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